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Coiffe des rotateurs

CONNAITRE VOTRE EPAULE. DE QUOI PARLONS-NOUS ?


Les muscles et tendons de votre épaule permettent à celle-ci de bouger en toute sécurité. Mieux connaître votre articulation vous permettra de la conserver en bon état.



VOTRE EPAULE EST BON ETAT


Lorsque l'ensemble des muscles et tendons composant la coiffe des rotateurs est en bon état, cela donne à votre épaule force, mobilité et stabilité.


Ils permettent un bon ancrage de l'os du bras (humérus) au niveau de la cavité articulaire (glène de l'omoplate). Ils aident également le muscle recouvrant votre épaule (deltoïde) dans chacun des mouvements de l'articulation.


La coiffe des rotateurs est un tendons large qui recouvre la totalité de la tête humérale. Ce tendon assure les mouvements principaux de l'épaule.




VOTRE EPAULE EST DOULOUREUSE


Une lésion de la coiffe des rotateurs entraîne l'apparition d'une douleur à l'épaule. Elle peut être liée à une :


Tendinite

Certains mouvements, à force de répétition, peuvent être à l'origine d'une inflammation des tendons de la coiffe des rotateurs.


Rupture de la coiffe

Certaines tendinites sévères peuvent aboutir à des déchirures partielles ou totales de la coiffe, se traduisant par une épaule douloureuse, faible et une perte de mouvement.


Elle peut être également liée à une déchirure soit suite à un accident (chute), soit simplement lié au vieillissement de votre articulation. Votre épaule ne fonctionne plus normalement et vous avez des difficultés pour faire certains mouvements.

COMMENT EVALUER VOTRE EPAULE ?


Avant tout traitement, un examen médical permettra d'évaluer l'état de votre articulation. Certains examens pourront se révéler nécessaires (radiographie par exemple) pour déterminer le traitement le plus approprié à votre état.


En complément de l'examen clinique, le praticien vous interrogera sur votre passé médical et vos activités quotidiennes. Il pourra également procéder à d'autres types d'examens qui l'aideront à déterminer la cause et le type de lésion.


Par la suite, un traitement pourra être mis en place.



L'INTERROGATOIRE MÉDICAL (VOTRE PASSÉ MÉDICAL)


L'examen médical comprend un interrogatoire qui va préciser l'ancienneté de la douleur, sa localisation, le degré de perturbation de votre vie quotidienne, les moments auxquels se manifeste la douleur... Le médecin se renseignera également sur le métier que vous exercez et le type de sport que vous pratiquez.


De manière générale dans la cadre d'une lésion de la Coiffe des Rotateurs, le sujet a plus de 45 ans. Le caractère NOCTURNE de la douleur est souvent rencontré avec une véritable insomnie. La douleur dans la journée est variable; elle est majorée par l'élévation du bras.


Il existe des difficultés aux gestes courants de la vie: se coiffer, faire les carreaux, changer une ampoule au plafond...



L'EXAMEN CLINIQUE


Votre médecin pratiquera un examen physique de votre épaule (palpation et mobilisation de l'épaule), ce qui lui permettra d'évaluer la mobilité, la force et la stabilité de l'articulation.



RADIOGRAPHIE ET AUTRES EXAMENS


A cet examen clinique, pourra être associé un bilan radiographique standard complété, si nécessaire, par une arthrographie ou par une imagerie par résonance magnétique (IRM). Ces deux derniers examens ont pour but de visualiser de façon plus précise les muscles et tendons de votre épaule.


Radiographie

La radiographie peut révéler une anomalie de la structure osseuse ou une calcification.


L'arthro-scanner

L'arthrographie permet de visualiser précisément une déchirure grâce à l'injection d'un produit opaque dans votre épaule.


L'IRM

Des images de la coiffe prises sous différents angles permettront de détecter des problèmes liés à une inflammation ou une déchirure.

POURQUOI DOIT ON SE FAIRE RÉPARER ?


Dès que le diagnostique d'une lésion type rupture est porté, sachez qu'il n'y a aucune possibilité de guérison ou de réparation spontanée. L'évolution naturelle d'une déchirure du tendon de la coiffe inéluctablement est son aggravation. La rupture va évoluer pour son propre compte jusqu'au stade ultime de sa disparition.


Dès lors les conséquences fonctionnelles sont catastrophiques d'une part en raison de l'inefficacité musculo-tendineuse (impotence fonctionnelle)  et d'autre part en raison de l'apparition d'une omarthrose ( arthrose de l'épaule : raideur et douleur).


Certes, le patient va par période se sentir beaucoup mieux grâce aux anti inflammatoires, aux infiltrations, et à la rééducation. Mais la lésion continue à s'aggraver jusqu'à la disparition complète du tendon de la coiffe des rotateurs. Ainsi à ce stade terminal d'évolution, la mobilité de l'épaule est gravement entamée et les possibilités thérapeutiques  sont très restreintes.


Il est parfaitement possible aujourd'hui d'éviter cette évolution en apportant une solution CURATIVE aux patients de plus de 45 ans qui présente une douleur de l'épaule réputée «rhumatismale».


Seule la chirurgie permet d'obtenir une guérison.


Depuis l'avènement des techniques arthroscopiques nous avons constaté les meilleurs résultats jamais obtenus.


Il est admis depuis 2006 que le seul critère valable au bon résultat fonctionnel avec une durée dans le temps est la: CICATRISATION DE LA LESION.


Les quatre facteurs majeurs à cette cicatrisation sont:


  • Le délai de prise en charge.
  • La dégradation du tendon.
  • L'âge de l'intervention en sachant qu'il est de pratique quotidienne d'opérer des patients de 70 ans et après.
  • La taille de la lésion.

LES MODALITÉS DE CETTE RÉPARATION


La réparation du tendon de la coiffe s'effectue par ARTHROSCOPIE (cœlioscopie terme plus communément connu). Il s'agit d'une chirurgie MINI INVASIVE



L'INTÉRÊT


  • Une hospitalisation de 24 heures uniquement.
  • L'absence de grande incision de la peau.
  • L'absence de traumatisme musculaire chirurgical
  • L'absence de drainage.
  • Une douleur nettement moins importante.
  • L'absence d'orthèse d'immobilisation trop encombrante.
  • Une rééducation en ville. Le centre de rééducation n'est absolument pas une nécessité.

Et surtout l'absence de complications. Moins de 0,04% d'infections péri opératoires. De nos jours ce chiffre est à souligner.


Le confort post-opératoire est indéniablement supérieure aux techniques conventionnelles et, le résultat final plus précocement obtenu (donc un arrêt de travail plus court).



LES INCONVÉNIENTS


  • Une technique comparativement plus chère car le matériel arthroscopique est à  usage unique. Mais pour le contribuable la facture est moins salée en raison d'une  reprise plus rapide des activités professionnelles et l'absence de complications.
  • Le protocole de rééducation post-opératoire est toujours long.


L'INTERVENTION


Vous allez dormir complètement (anesthésie générale) parfois associée à une anesthésie loco-régionale. Il n'est pas possible d'endormir uniquement l'épaule.


Vous allez être installé sur la table d'opération en position assise.


Il n'y aura pas de transfusion car il s'agit d'une intervention qui saigne très peu.


Il y aura entre 3 à 6 petites ouvertures sur la peau, pour faire passer la fibre optique reliée à la caméra ainsi que les instruments. Ces ouvertures seront fermées avec des fils résorbables qui tomberont tout seul entre 2 à 4 semaines...


Le principe du geste chirurgical repose sur la fixation du tendon à son endroit d'origine.


Il y a très régulièrement un geste associé : l'acromioplastie qui consiste à fraiser l'os qui entre en conflit avec le tendon de la coiffe et qui est en partie à l'origine de sa déchirure.


La durée de l'intervention peut varier entre 1 à 2 heures sans pour autant que son déroulement pose un problème particulier car elle dépend de nombreux facteurs. Il faut à cela compter le temps de la préparation du champ opératoire et du réveil.


Vous sortirez du bloc opératoire avec un gros pansement de l'épaule et le membre supérieur reposera dans une attelle.



Le passage en salle de réveil est de courte durée puis retour dans votre chambre.


Une poche de glace sera posée sur votre épaule.


Vous sortirez de la clinique le lendemain matin après que :


  • Le kinésithérapeute soit passé pour démarrer la mobilisation de votre épaule.
  • L'infirmière vous retire tous les systèmes de perfusion et vous re-fasse votre pansement.
  • Une radiographie soit réalisée pour s'assurer du bon placement des ancres «les punaises chirurgicales».

Votre médecin vous remettra alors une pochette avec toutes les ordonnances nécessaires à vos soins :


  • Ordonnance de médicaments (anti-inflammatoires et antalgiques).
  • Ordonnance pour le kinésithérapeute que vous aurez choisi près de votre domicile.
  • Ordonnance pour une infirmière pour qu'elle s'occupe de votre pansement.
  • Le cas échéant un arrêt de travail jusqu'à la prochaine consultation.

LA RÉÉDUCATION


Le principe repose sur la mobilisation immédiate de votre épaule tout en protégeant la réparation. Pour cela la technique dite du PASSIF est indispensable. Elle consiste à mobiliser votre épaule dans tous les mouvements sans qu'aucun muscle ne se contracte.


Le kinésithérapeute mobilise votre épaule sans aucune participation de votre part.


Cette période dure en générale 4 à 6 semaines pendant laquelle vous êtes obligé de garder l'écharpe de repos JOUR ET NUIT. Bien sur vous pouvez la retirer pour les toilettes quotidiennes et pour vous habiller. La prudence est de mise !!!! Pendant cette phase les séances de rééducation doivent être quotidiennes sauf le week-end.


Il est conseillé de retirer l'écharpe de repos pendant les séances de rééducation.


Puis la phase dite de l'ACTIF AIDE démarre sur environ un mois. Ce n'est qu'à ce terme que vous pourrez commencer à essayer de conduire.


La musculation à proprement parler n'a aucun intérêt pour votre épaule opérée.